3.2. Règles d'attributs des segments de route

La fenêtre des attributs d'un segment de route ressemble à ceci :

La méthode de désignation des attributs des segments de route est la même que la méthode des attributs de tous les objets dans Yandex Map Editor.

Pour définir les attributs des routes, il convient de faire attention aux attributs des conditions de circulation liées aux intersections.

En définissant les attributs des segments de route, il convient de suivre les règles qui leur sont spécifiques. Les attributs de l'objet Segment de route sont présentés ci-dessous, accompagnés des règles de traitement des valeurs de chacun d'entre eux :

  1. 3.2.1. Catégorie
  2. 3.2.2. Rue
  3. 3.2.3. Accessible à
  4. 3.2.4. Sens de circulation
  5. 3.2.5. Niveau (A) et Niveau (B)
  6. 3.2.6. Type d'infrastructure
  7. 3.2.7. Spécificités de construction
  8. 3.2.8. Limitation de vitesse
  9. 3.2.9. Revêtement dur
  10. 3.2.10. Voie opposée réservée aux transports en commun
  11. 3.2.11. En construction
  12. 3.2.12. Payante (signalisation de péage)
Avertissement.

En définissant les attributs d'un segment de route, ainsi qu'une route dans son ensemble (voir section 3.3. Règles des attributs de routes), il convient de vérifier l'absence de contradictions entre les valeurs attribuées.

Par exemple, si pour un segment de route le type d'infrastructure indique « Tunnel », alors les attributs « Niveau A » et « Niveau B » doivent indiquer une valeur négative.

3.2.1. Catégorie

Toutes les routes dans Yandex Map Editor sont classées en fonction de leur importance dans le système de transport. Chaque segment de route est associé à une valeur de la caractéristique Catégorie .

La catégorie d'une route est déterminée en premier lieu par le type et la taille des agglomérations et autres objets importants qu'elle relie, ainsi que par le rôle qu'elle joue dans la formation d'un réseau routier cohérent.

Dans une moindre mesure, les caractéristiques physiques d'une route peuvent également influer sur la catégorie d'une route. L'existence d'un numéro d’identification n'influe pas sur l'importance d'une route.

Ainsi, une route étroite à une voie qui relie deux villes sera d'une catégorie supérieure qu'une route à deux voies séparées par un terre-plein reliant les quartiers d'une ville.

En indiquant la catégorie d'une route, il convient de se référer aux définitions de chaque catégorie de route détaillées ci-dessous, ainsi qu'aux règles :

  • Lors du choix de la catégorie d'une route, la cohérence du réseau routier doit être préservée : les routes de chaque catégorie doivent former avec les routes de catégories supérieures un réseau (cohérent) unifié. Voir p. 3.1.1.1.

    En particulier, en ce qui concerne ce point, il ne faut pas diminuer une route de catégorie lorsqu'elle traverse une agglomération (en l'absence de déviation).

    De plus, une route d'une catégorie donnée peut être reliée au reste du réseau routier uniquement par des routes de catégorie inférieure. Le lien doit être assuré par des routes soit de la même catégorie, soit des routes de catégorie supérieure. Ne peuvent faire exception que les localités physiquement coupées du réseau routier principal.

  • Parmi les routes de même importance, il convient de différencier les routes principales plus adaptées au transit routier. Elles doivent être classées dans une catégorie supérieure. Il est notamment nécessaire pour ne pas surcharger les centres-villes avec des routes de même catégorie.

  • Aux carrefours et bifurcations, les bretelles d'accès et les sorties qui relient des routes de différentes catégories doivent être classées dans la catégorie inférieure de celles des routes qu'elles relient, même lorsqu'une voie de sortie sert de voie secondaire à un axe principal :

    • Lors de la sortie d'une voie principale de catégorie élevée vers un axe de catégorie inférieure, la bretelle d'accès ou la sortie doit être classée dans la catégorie de l'axe de catégorie inférieure à partir du point d'intersection (au début du virage ou de la sortie).
    • Lors de l'entrée depuis un axe de catégorie inférieure sur une voie principale de catégorie supérieure, la bretelle d'accès ou la voie de sortie doit être classée dans la catégorie de l'axe de catégorie inférieure jusqu'au point de contact (fin du virage ou de la bretelle d'entrée) :
    • Sur les échangeurs routiers impliquant trois ou plus de catégories de routes peuvent survenir des situations où les sorties qui théoriquement devraient se rapporter à une catégorie appartiennent de facto à une autre catégorie et lors de la cartographie elles doivent donc se rapporter précisément à cette catégorie.
    • Par exemple, sur le schéma un échangeur est représenté entre la route n° 1 (catégorie 2), la route n° 2 (catégorie 5) et la route n° 3 (catégorie 6).
    • Les sorties n° 4, 5, 6 et 7 relient les routes n° 1 et n° 2, c'est pourquoi théoriquement comme de facto dans le réseau routier, elles se rapportent à la catégorie la plus basse des routes qu'elles relient, à savoir la catégorie 5.
    • Parallèlement, les sorties n° 8 et n° 9 relient de facto les routes n° 1 et n° 3, c'est pourquoi elles appartiennent à la catégorie 6 :
  • Dans un rond-point, le rond-point lui-même appartient à la même catégorie que la route de la catégorie la plus élevée de celles qui y sont raccordées.

  • Sur les routes dessinées en deux chaussées, les traverses prévues pour le virage doivent être de la même catégorie que la route elle-même :

    Si une traverse est le prolongement d'une route qui la touche (par exemple, à un carrefour en T) et qu'elle n'est pas un virage (voir p. 3.2.7.6), alors elle appartient à la catégorie de la route qui la touche (voir également les p. 3.1.5.3.6 et 3.1.5.3.7) :

    Si une traverse est le prolongement d'une route qui la touche de catégorie 8 ou 9, alors elle appartient à une catégorie inférieure ou égale à 7 :

    Si une traverse est le prolongement de routes de différentes catégories qui la touchent, elle appartient à la catégorie la plus élevée des routes qui la touchent :

Remarque.

Hormis la catégorie du segment de route, les routes sont caractérisées par la catégorie de route qui se définit dans la fenêtre des modifications de la route, voir section 3.3.2. Types de route.

La catégorie de la route doit être choisie dans la liste (vue partielle sur le schéma) :

En passant le curseur sur une ligne de la liste, l'icône apparaît à droite de la ligne. En passant le curseur sur cette icône apparaît une bulle décrivant brièvement les caractéristiques des routes de cette catégorie.

En définissant la catégorie d'un segment de route, il est impératif de respecter les règles de sélection des valeurs des attributs des différentes routes :

3.2.1.1. Autoroutes (catégorie 1)

Routes officiellement qualifiées d'« Autoroutes », « Voies rapides » et voies rapides urbaines.

À cette catégorie appartiennent toutes les routes automobiles de la catégorie technique 1a « Autoroute », les voies rapides automobiles de catégorie 1b et certaines voies rapides urbaines (définition et exemples ci-dessous), où la vitesse autorisée peut atteindre pour certaines catégories de véhicules jusqu'à 130 km/h ou 110 km/h suivant l'état de la chaussée et la présence de la signalisation correspondante sur place.

Exemples et définitions :

Voies rapides (autoroutes) : routes automobiles sans desserte locale. Possèdent les caractéristiques suivantes :

  • revêtement particulièrement solide ;
  • circulation à plusieurs voies sur toute la longueur ;
  • gazon ou terre-plein séparant les voies de circulation;
  • accès à la route uniquement possible par des intersections à niveaux, espacés de plus de 5 km ;
  • ne présente pas d'intersections à niveau égal avec des routes automobiles, voies ferrées, voies de tramway, pistes cyclables et passages piétons ;
  • Il est interdit de s'arrêter ou de se garer sur les voies de circulation ;
  • avec des aires de repos et parking ;
  • indiquées sur place par la signalisation correspondante (5.1 et 5.2) ;

  • la circulation est autorisée aux véhicules légers et lourds de moins de 3,5 T à une vitesse limitée à 110 km/h si les infrastructures routières permettent une circulation sécurisée ; vitesse maximale autorisée : 130 km/h.

Exemples : La M-9 (Moscou-Riga) du MKAD à Volokolamsk, la M-4 du MKAD à la frontière de la région de Moscou, le contournement sud de Nijni-Novgorod de la M-7 à la R-158.

Les voies rapides possèdent les caractéristiques suivantes :

  • revêtement particulièrement solide ;

  • circulation à plusieurs voies sur toute la longueur ;
  • gazon ou terre-plein séparant les voies de circulation;
  • ne présente pas d'intersections à niveau égal avec des routes automobiles, voies ferrées, voies de tramway, pistes cyclables et passages piétons ;
  • la route est accessible par des intersections de niveaux différents et des bretelles d'accès de même niveau (sans traverser le flux), espacées de plus de 3 km ;
  • Il est interdit de s'arrêter ou de se garer sur les voies de circulation ;
  • avec des aires de repos et parking ;
  • indiquées sur place par la signalisation correspondante (5.3 et 5.4) ;
  • la circulation est autorisée aux véhicules légers et lourds de moins de 3,5 T à une vitesse limitée à 90 km/h si les infrastructures routières permettent une circulation sécurisée ; vitesse maximale autorisée : 110 km/h.

Exemples : Contournement nord d'Odintsovo, contournement de Lobanovo (région de Perm), ceinture périphérique de Saint-Pétersbourg, 32K-593 Kemerovo-Leninsk-Kouznetsky (segment intermédiaire)

Voies rapides urbaines : routes automobiles des métropoles et villes principales dans lesquelles les quartiers industriels et d'habitation sont reliés par des voies rapides et des voies rapides extérieures.

Possèdent des intersections à niveaux avec d'autres voies rapides et une vitesse maximale autorisée de plus de 90 km/h.

Exemples : MKAD, transversale nord-sud de Saint-Pétersbourg.

Remarque.

Dans certains pays, des autoroutes peuvent ne pas être reliées au réseau de leur catégorie, mais être des segments de route séparés, par exemple les accès des aéroports (comme la route de Boryspil à Kiev).

3.2.1.2. Routes nationales (catégorie 2)

Routes nationales et internationales formant la structure principale du réseau routier d'un pays et reliant un pays aux autres pays. En règle générale, le réseau de ces routes relie entre eux les centres administratifs des unités administratives de niveau 2 (en Russie, sujets de la fédération, oblast, kraïs, régions autonomes, républiques au sein de la fédération, villes d'importance fédérale et régionale, régions fédérales).

Cette catégorie comprend les routes qui appartiennent aux réseaux internationaux, européen et asiatique.

Les routes de catégorie 1 et 2 se complètent et doivent former un réseau cohérent.

Remarque.

En Russie, la plupart des routes de cette catégorie porte les indicateurs M, A, E ou AN (plus rarement, l'indicateur R).

Par exemple, se rapportent à la catégorie 2 les routes fédérales M-1 ... М-11, М-18, М-20, М-29, М-51... M-60, ainsi que les routes Viatka et Amour.

3.2.1.3. Routes interrégionales (catégorie 3)

Routes régionale et interrégionale reliant les villes importantes au réseau routier des catégories 1 et 2, ainsi que les routes reliant entre elles les unités administratives de niveau 2 voisines (en Russie, sujets de la fédération, oblast, kraïs, régions autonomes, républiques au sein de la fédération, villes d'importance fédérale et régionale, régions fédérales).

Dans les métropoles (plus de 2 millions d'hab.) et les grandes villes (plus de 800 000 d'hab.), cette catégorie comprend également les axes traversants.

Dans les régions étendues et peu peuplées, cette catégorie comprend également les axes intérieurs de plus de 150 km de long.

3.2.1.4. Routes régionales (catégorie 4)

Principales routes d'importance régionale. Principales routes reliant les centres des unités administratives de niveau 3 (unités régionales, kraïs, républiques, districts autonomes, quartiers municipaux en Russie, akimats municipaux au Kazakhstan, ainsi que les unités régionales dans d'autres pays) et les agglomérations les plus peuplées avec un centre régional, routes de catégories 1 à 3 ou régions voisines si cette route n'est pas de catégorie supérieure.

Dans les régions étendues et peu peuplées, cette catégorie est utilisée pour les routes avec revêtement dur de plus de 50 kilomètres de long reliant entre elles (et avec les routes de catégorie supérieure) de 5 à 10 communes rurales ou menant à des agglomérations urbaines de plus de 5 000 habitants.

Dans les villes, cette catégorie comprend les routes traversantes en direction de la région et les axes importants (à l'exception de ceux rapportés aux catégories supérieures). Dans les villes moyennes, il s'agit principalement des axes de transit routier en l'absence de routes de catégorie supérieure. Si une route de cette catégorie se termine dans une agglomération, elle doit être amenée jusqu'à la place centrale, une gare routière ou l'un des carrefours centraux.

Hors des agglomérations, les routes de cette catégorie peuvent conduire à des objets d'importance nationale dans les domaines socio-culturel et les transports.

Remarque.

Il existe (par exemple, en Sibérie et dans le nord de la Russie) des villes et des centres régionaux reliés par des routes sans revêtement dur ; il ne convient pas de rapporter ces routes à la catégorie 4.

3.2.1.5. Routes locales (catégorie 5)

Principales routes locales.

En dehors des villes, cette catégorie comprend les routes à revêtement dur qui traversent plusieurs petites agglomérations (ou mènent à une importante agglomération) et qui les relient aux routes de catégories 1 à 4.

Pour en savoir plus :
Type de territoire Routes de catégorie 5

Territoires densément peuplés présentant des agglomérations importantes (plus de 3 000 habitants) et grandes (de 1 000 à 3 000 habitants)

Voie d'accès avec revêtement dur menant à :

  1. Plus de deux agglomérations principales ou grandes (sur plus de 10 km)
  2. Une importante agglomération (sur plus de 5 km)
  3. Cinq agglomérations ou plus, petites ou moyennes (sur plus de 15 km)

Territoires densément peuplés présentant des agglomérations moyennes (de 100 à 1 000 habitants) et petites (moins de 100 habitants)

Voie d'accès menant à :

  1. De deux à quatre communes rurales de taille moyenne (avec revêtement dur sur plus de 10 km)

  2. Une agglomération importante ou grande (avec pas moins de 5 km de revêtement dur)

  3. Cinq petites agglomérations ou plus (avec revêtement dur sur plus de 15 km)

Territoires moyennement peuplés présentant des agglomérations moyennes (de 100 à 1 000 habitants) et petites (moins de 100 habitants)

Voie d'accès menant à :

  1. De trois à quatre petites ou moyennes communes rurales (avec pas moins de 10 km de revêtement dur)

  2. Une agglomération importante ou grande (avec pas moins de 5 km de revêtement dur)

Territoires peu peuplés présentant des agglomérations moyennes (de 100 à 1 000 habitants) et petites (moins de 100 habitants)

Voie d'accès menant à :

  1. De deux à trois petites ou moyennes communes rurales (avec revêtement dur sur plus de 10 km)

  2. Une agglomération grande ou importante (avec revêtement dur)

Hors des agglomérations, les routes de cette catégorie peuvent également conduire à des lieux d'importance régionale dans les domaines socio-culturel et les transports.

Dans les agglomérations, la catégorie 5 comprend les grandes rues de transit reliant les différentes parties de la ville, ainsi que les grands axes routiers traversants desservant les axes locaux menant aux agglomérations rurales.

Dans les petites villes et les agglomérations urbaines, cette catégorie comprend l'axe de transit principal de l'agglomération en présence d'une voie de contournement de catégorie 1 à 4.

Si une route de cette catégorie se termine dans une agglomération, elle doit être amenée jusqu'à la place centrale, une gare routière ou l'un des carrefours centraux.

3.2.1.6. Routes communales (catégorie 6)

Principales routes communales.

Hors des agglomérations, cette catégorie comprend les routes avec revêtement dur n'appartenant pas aux catégories 1 à 5 et qui desservent des agglomérations isolées, des lotissements et des coopératives agricoles (ou des regroupements de communes limitrophes), qui ne sont reliées au principal réseau routier par une route de catégorie supérieure.

Pour en savoir plus :
Type de territoire Routes de catégorie 6

Territoires densément peuplés présentant des agglomérations importantes (plus de 3 000 habitants) et grandes (de 1 000 à 3 000 habitants)

Voie d'accès avec revêtement dur menant à :

  1. De deux à quatre agglomérations moyennes ou grandes (sur moins de 10 km)
  2. Une agglomération importante ou grande (sur moins de 5 km)
  3. De cinq agglomérations ou plus, petites ou moyennes, ainsi que des massifs de jardins privés (sur moins de 15 km)

Territoires densément peuplés présentant des agglomérations moyennes (de 100 à 1 000 habitants) et petites (moins de 100 habitants)

Voie d'accès avec revêtement dur menant à :

  1. De deux à quatre agglomérations moyennes (sur moins de 10 km)
  2. Une agglomération importante ou grande (sur moins de 5 km)
  3. De cinq agglomérations ou plus, petites, ainsi que des massifs de jardins privés (sur moins de 15 km)

Territoires moyennement peuplés présentant des agglomérations moyennes (de 100 à 1 000 habitants) et petites (moins de 100 habitants)

Voie d'accès avec revêtement dur menant à :

  1. De deux ou trois agglomérations moyennes ou petites (sur moins de 10 km)
  2. Une agglomération importante ou grande (sur moins de 5 km)
  3. Des massifs de jardins privés (sur plus de 5 km)

Territoires peu peuplés présentant des agglomérations moyennes (de 100 à 1 000 habitants) et petites (moins de 100 habitants)

Voie d'accès menant à :

  1. De deux ou trois agglomérations moyennes ou petites (sur moins de 10 km)
  2. Des massifs de jardins privés, gisements et sites industriels (avec revêtement dur sur plus de 5 km)

Dans d'importants massifs de jardins et de jardins privés, ainsi que dans les zones d'habitations rurales : il s'agit d'allées principales.

Hors des agglomérations, les routes de cette catégorie peuvent conduire à des lieux fréquentés dans les domaines socio-culturel et les transports d'importance locale.

À l'intérieur des agglomérations, les routes de catégorie 6 comprennent les rues principales des zones d'habitation protégées (quartiers, résidences ou zones d'habitation urbaines), les axes de transit secondaires, desservant les quartiers voisins (sorties des zones d'habitation protégées), ainsi que les voies secondaires de plus de trois voies longeant les routes des catégories 1 à 4 (voir p. 3.2.7.5).

Dans les agglomérations de taille moyenne, cette catégorie désigne l'axe de transit principal en présence d'une voie de contournement de catégorie 1 à 5.

Si une route de cette catégorie se termine dans une agglomération, elle doit être amenée jusqu'à l'une des intersections centrales.

Il ne faut pas oublier que les caractéristiques physiques des routes de cette catégorie peuvent sensiblement varier. Par exemple, le boulevard à plusieurs voies Bogatyrski à Saint-Pétersbourg appartient à la catégorie 6 :



et la rue Tatitchev à Ekaterinbourg :



3.2.1.7. Voies secondaires (catégorie 7)

Toutes les routes (rues) d'importance locale possédant un nom propre et ne faisant pas partie des catégories 1 à 6, techniquement accessibles à la circulation automobile (y compris circulation interdite ou zone piétonne signalée), ainsi que les voies sans nom et les traverses présentant un niveau de trafic équivalent à celui des routes qu'elles relient.

Dans les coopératives agricoles dont les rues portent des noms, seuls les axes principaux des massifs de jardins et de jardins privés se rapportent à la catégorie 7.

Exceptionnellement, peuvent être rapportées à la catégorie 7 les plus importantes voies utilisées pour l'entrée/la sortie ou le transit dans les îlots d'habitation dense de grande superficie (y compris sans nom).

Le statut piéton pour les rues de cette catégorie (par exemple, la rue de l'Arbat à Moscou ou la rue Bolchaïa Pokrovskaïa à Nijni-Novgorod, des rues piétonnes importantes) est activé lors du traitement du statut d'attribut « Accessible à » (lorsque le type d'accessibilité est réservé aux piétons).

Se rapportent également à cette catégorie les allées centrales et les routes des zones piétonnes (parcs, monuments historiques, sites sportifs et autres lieux de loisirs), prévues pour la circulation des véhicules techniques, routes principales des grands cimetières. Ces routes portent l'attribut Accessible aux piétons et vélos.

Hors des agglomérations, la catégorie 7 comprend les accès goudronnés aux communes de taille réduite et coopératives agricoles étendues sur moins de 1 à 5 km, ainsi que les chemins de terre aménagés, routes de campagne, chemins agricoles et forestiers (y compris comportant des passages à gué) ou routes automobiles d'hiver présentant l'unique ou la meilleure voie d'accès à une commune rurale (ou une partie de commune) ou encore à une coopérative agricole.

Toute agglomération (non abandonnée) doit être desservie par au moins une route de cette catégorie ou supérieure.

Hors des agglomérations, la catégorie 7 comprend les voies d'accès en revêtement dur menant à des sites techniques ou de transport, des espaces de loisirs, colonies de vacances, sites touristiques, ainsi que le réseau des voies techniques avec revêtement dur à l'intérieur des grandes zones artisanales et industrielles.

Cette catégorie comprend également toutes les voies des grandes stations de sports d'hiver situées hors des zones habitées (par exemple, Bukovel et Roza Khutor), ainsi que les pistes automobiles destinées à la compétition (par exemple, les pistes de Formule 1).

La catégorie 7 comprend également toutes les routes en construction et certaines routes secondaires (voir p. 3.2.7.5).

3.2.1.8. Allées (catégorie 8)

Voies utilisées uniquement pour accéder à une destination (adresse, site), interdites au transit routier :

  • 1) ruelles et impasses sans nom dans des quartiers d'habitations individuelles ;
  • 2) allées des cours et des zones résidentielles ;
  • 3) routes des territoires fermés : zones industrielles, sur les sites des entreprises et des établissements publics, y compris des hôpitaux, hôtels, sanatoriums, maisons de repos, etc. ;
  • 4) bretelles de sortie sur les autoroutes menant aux stations-service et aux aires de stationnement, voies de circulation à l'intérieur des stations-service et parkings ;
  • 5) segments de routes secondaires portant un nom dans les coopératives agricoles ou des lotissements ;
  • 6) allées intérieures des coopératives de garages ;
  • 7) pistes automobiles, de karting et de moto de taille moyenne et petite.
  • 8) voies secondaires des routes de catégorie 7 (voir p. 3.2.7.5).

Cette catégorie est essentiellement présente dans les agglomérations. On ne doit la rencontrer en dehors que dans les cas décrits aux points 3 et 4.

Les routes de catégorie 8 ne portent pas de nom.

3.2.1.9. Chemins agricoles et forestiers (catégorie 9)

Chemins forestiers et agricoles en terre (n'ayant pas été classés dans une catégorie supérieure).

Cette catégorie comprend dans la majorité des cas des accès secondaires des agglomérations desservant d'autres agglomérations ou s'enfonçant dans des zones inhabitées.

Les routes de cette catégorie sont rarement présentes à l'intérieur des agglomérations (uniquement dans des zones peu urbanisées, mais administrativement rattachées aux territoires d'une agglomération).

Les routes de cette catégorie ne portent pas de nom et n'ont pas de revêtement dur.

3.2.1.10. Voies piétonnes et pistes cyclables (catégorie 10)

Les routes où la circulation automobile est techniquement impossible ou limitée par le Code de la route.

Il s'agit des trottoirs, voies piétonnes dans les parcs et les cimetières, voies piétonnes à l'intérieur des îlots d'habitations, passages piétons sur les voies ferrées et les routes automobiles, escaliers piétons, ponts et tunnels piétons, ainsi que les rues avec nom, inaccessibles aux véhicules (voies étroites goudronnées ou pavées).

Cette catégorie comprend également les pistes d'athlétisme des stades et des complexes sportifs, les pistes de ski équipées dans les complexes de ski et de biathlon, ainsi que les pistes de ski de montagne dans les stations.

Les passages piétons doivent avoir, entre autres, la valeur “Passage piéton” pour l'attribut Spécificités de construction.

Les principales voies piétonnes (par exemple, la rue Arbat à Moscou) sont classées dans la catégorie 7 et non pas 10 (voir p. 3.2.1.7).

Remarque.

Voir également Coloration des routes par catégories.

3.2.2. Rue

Dans ce champ, entrer le nom de la rue (route) à laquelle appartient le segment dessiné. Le nom détermine l'appartenance d'un segment de route à une rue déterminée.

Avertissement.

Pour les routes de catégorie 8 et 9, le champ reste vide.

Lors de la saisie dans le champ de caractères composant le nom de la route, une liste de choix de noms apparaît automatiquement, affichant les noms des rues déjà présents sur la carte et comportant les symboles entrés dans le champ :

En remplissant le champ, il convient de tenir compte que les concordances partielles de rues sont fréquentes et qu'un segment de route peut appartenir simultanément à plusieurs rues portant des noms différents. Par exemple, la rue Begovaïa à Moscou fait partie du Troisième anneau routier.

Dans pareils cas, après avoir entré la première valeur, il est possible d'ajouter le nombre de valeurs supplémentaires souhaité à l'attribut :

En remplissant le champ :

  • Si une rue existe déjà sur la carte, son nom est sélectionné dans la liste.

  • Si la rue n'est pas encore sur la carte, le champ doit être rempli manuellement : le nom de la nouvelle rue est entré dans le champ, et ainsi créé sur la carte. En entrant le nom d'une route, il convient de respecter les Règles de nomination des routes.

Lorsque l'objet est sauvegardé, le nom de la route apparaît dans la fenêtre des attributs en tant que lien :

En suivant ce lien, s'ouvre une fenêtre d'aperçu et de modification des attributs de la route, y compris sa composition (pour en savoir plus, voir section 3.3. Règles des attributs de routes).

3.2.3. Accessible à

Dans le champ “Accessible à”, indiquer l'accessibilité de la route pour les moyens de transport et les piétons. La valeur de l'attribut est déterminée par la possibilité de circuler sur le segment de route pour différents types de moyens de transport ou pour les piétons. L'accessibilité aux transports n'est pas déterminée par la possibilité physique de passer, mais par le code de la route et la signalisation.

Les possibles valeurs d'un attribut sont composées de l'ensemble de valeurs d'accessibilité du segment de route pour la circulation des véhicules légers, camions, transports en commun, cyclistes et piétons.

La valeur de l'attribut se définit en cliquant sur le bouton gauche de la souris (les clics successifs activent/désactivent l'accessibilité du segment de route pour les piétons, vélos, transports en commun, camions, véhicules légers). L'activation/la désactivation de l'attribut est indiquée par un pictogramme : lorsque l'accessibilité est désactivée, le bouton devient blanc et le pictogramme est “barré” :

En appliquant une valeur à l'attribut :

3.2.3.1

Pour les passages piétons et les trottoirs, activer uniquement la valeur “Piétons”.

3.2.3.2

Pour les routes automobiles :

3.2.3.2.1

Il faut impérativement activer la valeur “Piétons” si le segment de route automobile ne comporte pas de trottoir, mais que les piétons peuvent circuler sur le bas-côté.

3.2.3.2.2

Pour les routes automobiles, il est indispensable de désactiver la valeur “Piétons” dans les cas suivants :

  • Si la route automobile appartient à la catégorie 1 (Autoroutes).

  • Si la route automobile appartient aux catégories 2 à 7 et qu'il n'y a aucune possibilité physique pour les piétons de circuler : le segment de route n'a pas de trottoir, ni de bas-côté (la règle s'applique aux zones résidentielles).
  • Si le long du segment de route, un trottoir est dessiné d'un côté de la route, mais que de l'autre côté il n'y a ni trottoir, ni bas-côté accessible aux piétons (voir p. 3.1.6.3. Trottoirs).

  • Si le long du segment de route un trottoir est dessiné des deux côtés (voir p. 3.1.6.3. Trottoirs).

    Remarque.

    L'accessibilité aux piétons des routes de catégorie 8 ne se désactive pas, même si le trottoir est dessiné le long de cette route.

  • Si une route pour laquelle les trottoirs ne sont pas dessinés (bleue sur le schéma), croise une route (marron) le long de laquelle un trottoir est dessiné (pointillés jaunes), alors la valeur “Piétons” doit être désactivée sur le segment de la première route entre la deuxième route et le trottoir (indiqué par une flèche rouge) :

  • Pour les demi-tours et les traverses des routes dessinées en deux chaussées, la valeur “Piéton” est désactivée :

3.2.3.3

La valeur “Vélos” est activée sur les segments de route où les cyclistes ont le droit de circuler suivant le Code de la route.

Avertissement.

Les règles d'accessibilité des segments de route aux cyclistes peuvent varier selon les pays (conformément au Code de la route local).

3.2.3.3.1
Pour les pistes cyclables protégées (voir p. 3.1.6.5. Pistes cyclables), seule cette valeur de l'attribut doit être indiquée.
3.2.3.3.2
Cette valeur est définie pour les segments de route où les cyclistes ont le droit de circuler (sur une piste cyclable séparée, à droite de la route ou sur le bas-côté).
3.2.3.3.3
Cette valeur est définie pour les segments de voies piétonnes où les cyclistes ont le droit de circuler : tous les segments, excepté les trottoirs longeant les routes automobiles où le trottoir est dessiné comme un segment de route indépendant.
3.2.3.3.4
Pour les passages piétons et les escaliers, la valeur de l'attribut ne doit pas être définie.
3.2.3.4

La valeur “Transports en commun” est activée pour toutes les routes, excepté les voies piétonnes et les routes détaillées dans le p. 3.2.3.6.

3.2.3.5
Lors du traitement des valeurs de l'attribut pour les segments de route comportant des panneaux routiers “Circulation interdite”, “Sens interdit”, il convient de prendre en compte le p. 3.1.7. Règles de dessin des obstacles sur la route.
3.2.3.6

Pour les pistes de ski de montagne, les pistes d'athlétisme et autres objets de même type, il est impératif d'activer la valeur “Piétons” (et uniquement celle-ci).

Pour les pistes des circuits automobiles, de moto et autres objets semblables, activer la valeur “Véhicules légers” (et uniquement celle-ci).

3.2.4. Sens de circulation

Dans le champ “Sens de circulation”, un clic sur le bouton correspondant détermine le sens de circulation autorisé sur le segment de route (en tenant compte de la direction du dessin du segment de route : du point de départ A au point d'arrivée B) :

  • A ↔ B : circulation autorisée dans les deux sens (de А à B et de B à А) ;

  • А → B : circulation autorisée dans le sens du dessin (de А à B) ;

  • А ← B : circulation autorisée dans le sens du dessin (de B à A) ;

Les passages piétons et les voies piétonnes doivent avoir la valeur “Circulation autorisée dans les deux sens”.

L'indication d'une circulation a sens unique sur les voies piétonnes est admise dans les cas suivants :

  • pistes de sport sur lesquelles la circulation est établie en sens unique de façon permanente (par exemple, les pistes de ski, les pistes cyclables) ;

  • entrées et sorties de territoires de sites très fréquentés dans les domaines socio-culturel et transports où les visiteurs entrent sur le territoire et en sortent par deux accès distincts (par exemple, les accès du Kremlin à Moscou sont organisés de cette façon).

3.2.5. Niveau (A) et Niveau (B)

Un clic dans les champs Niveau A et Niveau B pour les nœuds de début (A) et de fin (B) d'un segment de route définissent les valeurs de niveau de nœud :

Valeurs admissibles des niveaux :
  • 0 (niveau du sol) : si l'intersection des segments de route est située au même niveau, au niveau du sol. Par exemple, à un carrefour ou un passage à niveau.
  • 1, 2, 3 : niveaux au-dessus du niveau du sol. Par exemple, à l'intersection entre une route automobile passant sur un pont ou un échangeur et une voie ferrée ou une route automobile passant au niveau du sol.
  • -1, -2, -3 : niveaux en dessous du niveau du sol. Par exemple, à l'intersection d'une route passant dans un tunnel avec une route passant au niveau du sol.

En définissant les valeurs des attributs, il convient de faire attention aux éléments suivants : les valeurs “Niveau A” et “Niveau B” doivent être définies pour chaque segment de route. Si un point d'intersection marque une intersection physique entre deux segments de route (c'est-à-dire que ces routes se croisent à un même niveau), alors ces segments de route doivent avoir la même valeur de niveau pour ce point. Si un point d'intersection entre deux segments de route ne marque pas une intersection physique entre eux (c'est-à-dire que les routes se croisent sur un même plan, mais à différentes hauteurs), alors ces segments de route doivent avoir des valeurs de niveau différentes pour ce point.

Une route de plusieurs segments de route doit être composée de façon cohérente avec des valeurs de “Niveau A” et “Niveau B” correctement définies pour tous les segments de route qui la composent (voir des Exemples de définition des niveaux de route).

Pour la plupart des segments de route, les valeurs de “Niveau A” et “Niveau B” sont égales à 0.

3.2.5.1

La modification des valeurs des niveaux se fait uniquement lorsque les routes (y compris les voies piétonnes) passent par un pont, un tunnel, exceptionnellement dans les parkings souterrains (voir p. 3.1.1.6.1).

Si une route suit le relief d'une localité et, par exemple, monte sur une côte ou descend dans une plaine, la valeur des niveaux reste inchangée.

3.2.5.2

Un segment de route ne peut avoir une différence de plus d'une unité entre les valeurs de Niveau A et Niveau B. Si la différence de valeur constitue 2 unités ou plus, cela signifie qu'une erreur est survenue lors de la sélection du segment de route : il doit être divisé en deux segments (ou plus).

3.2.5.3

Les niveaux des descentes et montées des passages piétons souterrains et passerelles sont définis comme pour les segments de routes d'autres types.

3.2.5.4

Les segments de route portant l'attribut du type d'infrastructure “Pont” ne peuvent avoir des valeurs de niveau de départ et d'arrivée inférieures à “+1”, même s'il n'existe pas de différence de niveau visible (par exemple, lorsque le pont traverse un petit cours d'eau) :

3.2.5.5

Les segments de route à l'approche des ponts ayant des valeurs de niveau A et B [0—1] et [1—0] ne doivent pas être plus longs que le pont lui-même.

Si à une distance égale à la longueur du pont, la route n'a aucune intersection avec d'autres routes, alors créer sur cette route un nœud supplémentaire pour descendre d'un niveau.

Par exemple, sur le schéma de gauche, le segment de route 0→1 a une longueur nettement supérieure à celle du pont lui-même (1→1). C'est pourquoi sur ce segment, il convient de créer un nœud supplémentaire et de séparer ce segment (en segments 0→0 et 0→1) de sorte que la longueur de la voie d'accès (0→1) soit comparable à la longueur du pont (1→1) — sur le schéma de droite :

3.2.5.6. Exemples de définition des niveaux de route

Les schémas ci-dessous présentent des exemples de définition de niveaux de route de base :

a) À l'intersection d'une route automobile passant sur un pont avec un cours d'eau :

b) À l'intersection d'une route automobile passant sur un pont avec une autre route automobile :

c) À l'intersection d'une route automobile passant dans un tunnel avec une autre route automobile :

d) Les exemples de définition des niveaux de routes sur les échangeurs sont présentés à la section Exemples de définition des niveaux de segments de route aux échangeurs.

Avertissement.

En définissant les valeurs des niveaux, il convient de se souvenir de l'impératif de respecter la cohérence du réseau routier (voir paragraphe Cohérence) : les valeurs des attributs “Niveau A” et “Niveau B” doivent être modifiées non seulement pour les segments de route dans les tunnels ou sur les ponts, mais également pour les segments adjacents. Dans le cas contraire, le réseau routier perdra de sa cohérence.

La bonne disposition des niveaux est très importante : les ruptures dans la logique du plan routier liées à un traitement erroné des niveaux empêchent le calcul des itinéraires sur les segments présentant une discontinuité.

3.2.6. Type d'infrastructure

L'attribut “Type d'infrastructure” caractérise non pas une infrastructure routière (qui se définit comme un objet de la catégorie 7. Territoires), mais un segment de route (y compris de voie piétonne) qui passe par cette infrastructure (pont, tunnel, etc.) :

Dans Yandex Map Editor, se rapportent aux segments de route passant sur un pont les segments de route se situant sur des ponts au-dessus de cours d'eau et tout autre obstacle physique ou au-dessus d'une route (viaducs). Pour les frontières de ponts, voir p. 8.1.1.4.3.

Pour les routes qui constituent des sorties (voir spécificité de construction), le type d'infrastructure “Pont” ne convient pas (mais les niveaux de routes sur les bretelles de sortie doivent être indiqués suivant les règles générales, voir 3.2.5. Niveau (A) et Niveau (B)).

Pour les segments de traversée en ferry, il ne faut pas donner la valeur Oui à l'attribut “Route à péage” .

En choisissant le type de “tunnel”, il convient de prêter attention aux caractéristiques des tunnels générales qui permettent de choisir dans les situations “pont au-dessus d'une route ou tunnel en dessous d'une route” :

  1. Structure de la route :

    • soit la route fait une percée dans le relief naturel ou artificiel : infrastructures de montagne ou remblais,
    • soit (dans les zones urbaines et/ou sur les échangeurs routiers) le niveau de la route baisse progressivement par rapport au niveau du sol jusqu'à l'entrée du tunnel.
  2. La présence de bouches d'entrée/de sortie, considérées comme les frontières du tunnel et du segment de route qui porte l'attribut “tunnel”.

En appliquant une valeur à l'attribut :

3.2.6.1

La partie de la route qui traverse l'infrastructure est sélectionnée comme un segment de route indépendant, que la route soit à une ou deux chaussées.

Les nœuds de début et de fin des segments de ce type se définissent au niveau des points d'entrée et de sortie de l'infrastructure : le point de séparation du pont avec le niveau du sol (les remblais ne rentrent pas dans la composition du pont) et les bouches des tunnels.

3.2.6.2

Les passerelles et passages piétons souterrains portent les valeurs d'attribut “Pont” ou “Tunnel”.

3.2.6.3

Pour les segments de route passant sous une arche de bâtiment, l'attribut n'est pas défini (valeur de l'attribut : “Non”).

3.2.6.4

La valeur « Escalier » est définie pour l'attribut dans les situations décrites ci-dessous.

3.2.6.4.1

Pour les rues-escaliers. Par exemple, une partie de la rue “Rue Lamarck” à Paris :

Dans ce cas, la catégorie de route sera “Rue secondaire”. En général, malgré le changement d'altitude, les niveaux A et B du segment de route sont égaux à zéro dans ces cas :

Il est possible d'associer des points d'adresse aux routes de ce type.

3.2.6.4.2

Pour les escaliers piétons menant à des ponts (là où la montée piétonne est séparée de celle des voitures), les escaliers situés sur des falaises (vers un ravin ou sur une côte), escalators, montées et descentes de passages piétons souterrains. Par exemple, un escalier menant à un pont :

Dans ce cas, la catégorie de route est définie comme “Voie piétonne et piste cyclable”, avec les spécificités de construction “Passage piéton”. Dans ces cas, les niveaux A et B des segments de route (extrémités de l'escalier) ne sont souvent pas égaux à zéro :

3.2.6.4.3

Pour les escaliers de passages piétons souterrains et passerelles.

3.2.6.5

La valeur « passage à gué » est définie pour cet attribut sur les segments de route qui présentent un passage peu profond dans un cours d'eau ou un ruisseau et où il est possible de les traverser à pied ou à bord d'un véhicule. La Catégorie de ce segment de route sera la même que pour les segments adjacents, l'accessibilité est désactivée pour tous les moyens de transport :

3.2.7. Spécificités de construction

Les valeurs des attributs doivent être choisies dans la liste qui s'affiche :

Valeurs d'attribut disponibles :

3.2.7.1. Néant

Segments de route sans spécificité de construction énumérés ci-dessous : voie de circulation unique, etc. Valeur par défaut.

3.2.7.2. Deux voies de circulation
Segments de route à dessiner en double chaussée, voir section 3.1.2. Règles de dessin des routes en une/deux chaussées (une ou deux lignes).
3.2.7.3. Rond-point

Segments de route assemblés en rond-point (cercle), ce qui doit être confirmé par la présence d'un panneau routier “Rond-point” :

3.2.7.4. Sortie

Sorties et segments (bretelles de sortie, bifurcations, voies qui permettent de réduire le flux à l'approche d'un carrefour à niveau égal), assurant la liaison entre les routes :







3.2.7.5. Voie de dépassement

Segment de voie de dépassement : routes ayant un statut officiel et portant le nom de “Voie de dépassement”. Ces routes longent généralement plusieurs quartiers et sont parallèles à la route principale. Elles sont destinées à désengorger les axes principaux :



Les voies de dépassement appartiennent à la catégorie inférieure à celle de la route principale :

  • voies de dépassement des voies rapides de catégorie 1 à 4 à plus de trois voies : catégorie 6 ;

  • voies de dépassement des routes de catégorie 1 à 6 à deux voies et moins : catégorie 7 ;

  • voies de dépassement des routes de catégorie 7 : catégorie 8 (comme les allées intérieures).

3.2.7.6. Demi-tour

Segment de route destiné uniquement au demi-tour, sur les routes ayant une double chaussée et dessinées en deux lignes. Les demi-tours à double sens peuvent être dessinés à une ou deux chaussées (voir section 3.1.4. Règles de dessin des virages dans un dessin en deux chaussées).

Pour les demi-tours, la valeur de l'attribut accessibilité pour les piétons ne doit pas être activée.

3.2.7.7. Passage piéton

Segment de route destiné uniquement à permettre aux piétons de traverser d'autres routes automobiles : souterrains, terrestres, surélevés, y compris les descentes et montées.

Ces segments portent l'attribut de catégorie 10. Voies piétonnes.

En cartographiant les passerelles et passages piétons souterrains, il ne faut pas oublier qu'ils doivent être dessinés sur la carte non seulement en tant que segments de route, mais aussi en tant qu'objets de type Infrastructures routières.

3.2.8. Limitation de vitesse

Attribut qui définit la vitesse de circulation maximale autorisée sur ce segment (en km/h).

Les valeurs habituelles de limitation de vitesse peuvent être entrées en cliquant sur la valeur souhaitée en dessous du champ (5, ..., 90). Si la valeur souhaitée ne se trouve pas dans la liste, il est possible de l'entrer à l'aide du clavier.

Les limitations de vitesse ne s'appliquent pas aux chemins agricoles (catégorie 9), aux voies piétonnes et pistes cyclables (catégorie 10).

Si la limitation de vitesse n'est en vigueur que la nuit, elle ne doit pas être définie.

Avertissement.

Les limitations de vitesse doivent être des multiples de 5. En entrant une valeur incorrecte, une fenêtre d'alerte apparaît. Il est obligatoire de corriger l'erreur pour enregistrer le segment de route :

Lors de la création d'un nouveau segment de route, la valeur de l'attribut est automatiquement définie, et si ce segment de route est soumis à une limitation différente, il convient de corriger la valeur indiquée.

Les valeurs d'attribut définies par défaut sont présentées dans le tableau (AG. : agglomération, Catégorie : attribut 3.2.1. Catégorie).

Remarque.

Si un segment de route entre partiellement dans le périmètre d'une agglomération tout en dépassant ce périmètre par ailleurs, alors la valeur de la vitesse autorisée correspondra à la plus petite valeur autorisée pour ce segment.

Pays

Catégorie 1

Catégories 2 à 7

(AG.)

Catégories 2 à 7

(hors AG.)

Catégorie 8

France
Russie 110 60 90 20
Ukraine 130 60 90 20
Biélorussie 110 60 90 20
Kazakhstan 140 60 100 20
Abkhazie 110 60 90 20
Géorgie 110 60 90 20
Ossétie du Sud 110 60 90 20
Azerbaïdjan 110 60 90 20
Moldavie 50 90 20
Turkménistan 110 60 90 20
Tadjikistan 110 60 90 20
Ouzbékistan 70 100 30
Kirghizistan 110 60 90 10
Arménie 110 60 90 20
Lettonie 50 90 20
Estonie 50 90 20
Remarque.

Voir également Coloration des routes par vitesses.

3.2.8.1

L'attribut peut être défini sur n'importe quel segment de route (à l'exception des voies piétonnes et pistes cyclables), sur lequel une limitation de vitesse s'applique ou suivant le Code de la route (limitations de vitesse de circulation dans les agglomérations et hors agglomérations, sur les autoroutes) ou conformément à la signalisation.

3.2.8.2

En cas de limitation de vitesse en raison de signalisation provisoire (travaux, déviation, etc.), il convient de définir la valeur de l'attribut selon la signalisation et/ou le Code de la route.

3.2.8.3

Si des limitations de vitesse différentes sont définies pour un segment de route en fonction de l'heure, définir la valeur la plus basse pour l'attribut.

3.2.8.4

Si des limitations de vitesse différentes sont indiquées pour dans les deux sens d'une route à chaussée unique, l'attribut doit avoir la valeur inférieure de ces valeurs (voir également p. 3.2.8.5).

3.2.8.5

Une limitation de vitesse à l'approche d'un ralentisseur routier (“Dos d'âne”, DA) se définit ainsi :

  1. En présence d'un panneau de fin de limitation de vitesse : du DA au panneau de fin :

  2. À défaut de panneau de fin de limitation de vitesse, mais en présence d'un panneau de limitation de vitesse (8.2.2 — 8.2.6, mètres indiqués par des flèches) — conformément à la longueur indiquée de la zone de limitation.

  3. En l'absence de panneau de limitation de vitesse et de fin de limitation — cas typiques :

    • Le DA est installé avant un carrefour : la Limitation de vitesse ira du panneau de limitation de vitesse au carrefour.

    • Un DA est installé avant un passage piéton au milieu d'un quartier : la Limitation de vitesse ira du panneau de limitation de vitesse au passage piéton. Par exemple :

    • Deux DA ou plus sont installés au milieu d'un quartier : la Limitation de vitesse sera établie en fonction de la position des panneaux de limitation de vitesse.

      Par exemple, 20 km/h entre les DA et 40 km/h jusqu'au début de la validité du panneau “20 km/h” :

    • Un DA installé au milieu d'un quartier entre deux carrefours, et un panneau de limitation de vitesse installé directement au niveau du DA : la Limitation de vitesse sera établie sur le petit segment de route (environ 20-30 mètres) à proximité du DA (avant ou après, peu importe) :

3.2.9. Revêtement dur

Le sélecteur “Revêtement dur” définit la présence de revêtement dur pour la structure de la route pour un segment de route : goudron, béton ou pavés (par exemple, la rue Barrikadnaïa à Moscou).

Pour les routes avec revêtement, la valeur “Oui” est définie pour l'attribut (l'option est activée). Pour tous les autres segments de route, la valeur “Non” (l'option est désactivé).

3.2.10. Voie opposée réservée aux transports en commun

L'option “Voie opposée réservée aux transports en commun” définit la présence d'une voie réservée aux transports en commun sur la voie opposée (pour les routes en sens unique).

Pour les segments de route faisant partie de telles routes, la valeur “Oui” doit être définie pour cet attribut (l'option est activée). Pour tous les autres segments de route, définir la valeur “Non” (l'option est désactivée).

La valeur “Oui” peut être définie uniquement pour les segments de route à sens unique (voir p. 3.2.4. Sens de circulation) et sans marquage de séparation.

3.2.11. En construction

L'option “En construction” permet d'indiquer qu'un segment de route est en construction. En appliquant la valeur “Oui” à cet attribut, il convient de signaler que le segment de route n'est pas praticable en appliquant la valeur “Inaccessible” pour tous les types de transport (voir la description de l'attribut 3.2.3. Accessible pour).

Indication “En construction” ne doit être définie que si la construction ou la rénovation de la route (avec route barrée) dure plus de trois mois. Les informations concernant des routes barrées de courte durée doivent être indiquées dans les réclamations pour cet objet.

Il est possible de dessiner sur la carte une route “en construction” à partir du moment où le chantier est commencé — construction de la plate-forme de la route.

Lors du dessin des routes en construction, il convient de respecter les règles de cohérence du réseau routier.

Les routes en construction apparaissent en pointillé sur la carte :

Toutes les routes en construction appartiennent à la catégorie 7.

Les règles de nomination des routes en construction sont identiques aux règles de nomination de toutes les routes (voir section 3.3.3.1. Règles de nomination des routes).

3.2.12. Payante (signalisation de péage)

L'option “Payante” indique que le passage sur ce segment de route est payant.

Avertissement.

Pour les voies totalement ou partiellement payantes, un objet supplémentaire route de type voie portant un nom doit être créé. Tous les segments payants d'une même route sont rassemblés dans cet objet même si entre ces segments la route comporte des discontinuités (segments gratuits). Le nom est au format М-4 (payante) : numéro + indication (entre parenthèses) “payante”.

Pour les routes payantes, la valeur Oui est définie pour l'attribut (l'option est activée). Pour tous les autres segments de route, la valeur Non (l'option est désactivé).

Il faut définir la valeur d'attribut Oui pour les segments de route depuis la bretelle d'accès venant d'une route gratuite vers une route payante :

La valeur d'attribut Oui doit être définie pour tous les segments d'une route payante.

Il convient de s'appuyer pour cela en présence de :

  • péages (qui ne se situent pas obligatoirement à l'entrée ou à la sortie de la route et peuvent en être éloignés) :

  • signalisation :

Il ne faut pas définir la valeur Oui pour l'attribut :

  • pour les segments de route donnant accès à des parkings payants (par exemple, dans les aéroports) ;

  • pour les segments de traversée en ferry.